Cependant, le constat est plus sévère concernant les services publics dont la note stagne à 31,64, soulignant un fossé persistant entre les textes de loi et la qualitée des infrastructures offertes aux opérateurs. L’efficacité opérationnelle obtient quant à elle un score de 52,29, indiquant que les entreprises rencontrent encore des obstacles majeurs lors de l'application concrète des règlements sur le terrain. Un analyste économique local souligne d'ailleurs que le véritable défi pour le pays ne réside plus dans la rédaction de nouvelles normes, mais dans la capacité de l'administration à fournir des services fiables et rapides pour soutenir la croissance. Ce rapport B-Ready se veut donc un outil de diagnostic stratégique pour orienter les futures réformes nationales de manière plus pragmatique et directe.
Maturité bancaire
L’examen détaillé des thématiques révèle des performances disparates qui influencent directement l’attractivité économique du pays. Madagascar enregistre son meilleur score dans le domaine des services financiers avec une note de 61,32 sur 100, ce qui démontre une certaine maturité du secteur bancaire et un accès au crédit relativement structuré pour les investisseurs. La création d’entreprise suit avec 53,48 points, confirmant que les procédures administratives pour lancer une activité deviennent plus accessibles. À l'inverse, des freins structurels importants demeurent, notamment dans l'accès à l'immobilier d'entreprise et aux infrastructures de base qui plafonnent à 40,61. Le point le plus critique reste la concurrence sur le marché avec un score de seulement 35,6, révélant des monopoles ou des barrières qui étouffent le dynamisme du secteur privé. Face à ces chiffres, l’Economic Development Board of Madagascar estime que des disposisions urgentes doivent être prises pour renforcer la compétitivité nationale. L'agence insiste sur la nécessité de simplifier les procédures et de garantir une application effective des lois pour attirer des capitaux étrangers de manière durable. Ces réformes sont jugées essentielles pour transformer le climat des affaires en un véritable levier de développement inclusif. Malgré certains progrés notables, le chemin vers une économie fluide nécessite encore une meilleure coordination entre les secteurs public et privé pour corriger les faiblesses identifiées dans ce rapport.








